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Qu'est-ce que le candaulisme ?

De plus en plus recherchée dans les couples, cette pratique se trouve à la croisée du voyeurisme et de l'échangisme. On vous a toujours appris qu'il fallait partager, découvrez donc aujourd'hui le candaulisme.

La candaulisme : définition et origines du terme

Derrière ce terme assez intrigant se cache un fétichisme qui implique une excitation provoquée par le fait de regarder son ou sa partenaire alors qu'ielle a une relation sexuelle avec une ou plusieurs autres personnes. La personne qui observe ne prend pas part aux rapports sexuels, aussi bien de manière physique qu'orale.

Le terme candaulisme proviendrait du nom du roi de Lydie, Candaule. Désirant prouver que sa femme Nyssia était la plus belle, il invita le chef de sa garde à venir observer son épouse de manière discrète pendant que celle-ci se couchait. Cet acte de voyeurisme sera surpris par Nyssia qui décida de faire payer à son mari cette humiliation en faisant du chantage au militaire qui l'espionnait. Pour se venger de son époux peu sensible aux questions de consentement, le chef de la garde du corps devra le tuer et prendre sa place sur le trône. S'il refusait, il devrait en payer de sa vie. Nous vous laisserons deviner quelle solution il a choisi.

Le candaulisme se retrouve aussi dans les films pornographiques marqués du tag « cuckold » ou « cuckolding » qui font référence au coucou, cet oiseau qui a pour habitude de placer ses œufs dans les nids d'autres oiseaux pour protéger sa future descendance et s'éviter la peine de devoir les couver.

Candaulisme, voyeurisme, échangisme : qui est qui ?

Les fétichismes reposant sur la présence d'autres partenaires et l'observation ne manquent pas ; ils ne doivent cependant pas être confondus les uns avec les autres.

Tout d'abord, faisons bien la différence avec le cote-à-cotisme (le fait de faire l'amour à coté d'un autre couple en train de faire l'amour) ou bien l'échangisme (qui demande habituellement à tous les partenaires d'être actifs avec un ou plusieurs partenaires). 

De la même manière, bien que les deux pratiques reposent sur les mêmes fétichismes, il ne faut pas confondre candaulisme et voyeurisme : on parle de candaulisme quand un lien affectif ou amoureux existe entre le regardé et le regardant, c'est une condition sine qua non pour générer de l'excitation.

Dans les coulisses du candaulisme

Derrière l'envie ou la pratique du candaulisme peuvent se cacher un grand nombre de raisons, d'explications et d'origines. Comme pour la majeure partie des fétichismes, il existe autant d'explications que de personnes expérimentant le-dit fétichisme.

Cependant, on peut remarquer plusieurs grandes familles de sensations ou de scénarios qui vont amener à la naissance du désir. L'excitation peut être générée par le fait de voir son ou sa partenaire désirer mais aussi être désiré·e par un·e autre partenaire. Le fait que le·a partenaire qui nous a choisi puisse apporter de la satisfaction et du plaisir à une autre personne peut permettre de flatter notre ego et donc de nous renvoyer une image positive de nous-même, comme partenaire et comme personne. En bref, « ielle est désiré·e par cette personne que je considère comme plus séduisante que moi, je dois donc aussi être séduisant·e ».

Cette pratique peut aussi être reliée aux pratiques de domination et de soumission. C'est principalement cela que l'on va retrouver derrière le tag pornographiques #cuckold : plutôt que de chercher une flatterie égotique dans le fait qu'un·e autre partenaire désire ma ou mon partenaire, je vais aimer voir qu'une autre personne donne plus de plaisir à ma ou mon partenaire. Cette révélation va m'apporter un sentiment d'infériorité et donc de soumission.

Comment s'essayer au candaulisme ?

Comme pour toutes les pratiques qui impliquent plus d'une personne, il est nécessaire de commencer par une discussion avec votre ou vos partenaires. La personne qui a amené l'idée devra être bien sûr·e que l'envie de l'autre soit respectée et que son acceptation repose sur un réel désir et non une peur de le ou la perdre... 

Une fois l'envie de tou·te·s les participant·e·s établie, il faut alors discuter des limites. Comment sélectionner la personne qui viendra s'ajouter à vous ? Peut-il s'agir d'une personne dans votre entourage ou préférez-vous un·e inconnu·e que vous n'aurez jamais à recroiser ? Comment cela doit-il se passer ? Dans quel lieu ?

Bien entendu, le but de ces discussions n'est pas d'enlever la spontanéité de cette expérience, bien au contraire. Fixer des limites avant même de vous lancer dans cette nouvelle aventure va justement vous permettre de vous lâcher un peu plus une fois dans l'action, car vous connaîtrez les endroits où vous pouvez aller et ceux où vous avez promis de ne pas vous égarer.

Un dernier conseil qui est aussi valide pour toutes les nouvelles expérimentations : n'hésitez pas à valider avec vos partenaires un safe word. Ce mot utilisé majoritairement lors de pratiques BDSM permet de signifier à votre partenaire facilement et sans mots « stoppants » qu'une pratique vous plaît ou non ou que vous avez atteint vos limites. Ce ou ces mot(s) vous permettront d'être certain·e que votre partenaire est libre de vocaliser ses envies sans peur du jugement ou de « tout gâcher ». Un outil parfait pour garantir votre liberté d'esprit !

La candaulisme est une pratique qui va vous permettre de découvrir votre partenaire sous un nouveau jour. Alors n'hésitez plus et laissez-vous aller au partage.

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