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La FA-cul n°1 du 25 mars 2020

Chaque mois, Léa de Merci Beaucul et moi-même (Coline de Point Q) vous donnent rendez-vous pour un live sur Instagram où vous pouvez poser toutes les questions qui vous turlupinent sur la sexualité. Petit résumé de la toute première session du 25 mars !

Que faire en cas d’éjaculation précoce ?

Tout d’abord, il est important de pouvoir faire la distinction entre les cas d’éjaculation précoce dits mécaniques (qui sont liés au corps) et ceux qui sont plutôt liés au psychique - bien que l’un et l’autre puissent être liés et s’entraîner l’un et l’autre.

Comme à chaque fois, la première des solutions est d’arriver à en parler avec son ou sa partenaire. Quels sont les moments où les rush de plaisir arrivent ? Quels sont les gestes ou positions qui peuvent les déclencher ? Au contraire, quels sont les gestes ou positions qui vont les calmer ? Toutes ces informations vont vous permettre de reprendre un peu le contrôle seul⋅e ou à deux face à ces moments de pics de plaisir et de sensations.

Des petites manipulations peuvent aussi permettre d’impacter directement la montée du plaisir : changer de position ou faire une petite pause, s’essayer à des exercices de respiration, contracter son périnée ou encore tirer (très doucement) sur les testicules.

Après les do, voici les don’t : tout ce qu’il ne faut pas faire afin d’enrayer une éjaculation précoce. Les gels anesthésiants méritent bien leur nom : ils vont anesthésier la zone, vous privant ainsi de toutes les sensations et, dans le cas où vous ne porteriez pas de préservatif, cela va être le cas aussi de votre partenaire si vous le⋅a pénétrez. De plus, les compositions plus que chimiques de ces produits (s’ils ne sont pas choisis avec attention) peuvent être mal supportés par votre corps. De même, les cock rings et autres gaines sont bien souvent présentés comme des empêcheurs d’éjaculation : c’est loin d’être le cas. La constriction à la base du pénis va, au contraire, renforcer les sensations grâce à l’afflux sanguin, sans pour autant stopper la montée de l’éjaculat.

Bien entendu, l’éjaculation précoce n’empêche en rien de mener de manière tout à fait satisfaisante votre sexualité. La pénétration n’est qu’une des possibilités offertes dans le large spectre sexuel et sensuel. Cependant, si cette précocité vous handicape et vous pèse, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant ou un spécialiste qui saura vous donner des conseils plus approfondis.

Je n’arrête pas de faire des rêves érotiques, est-ce un symptôme de manque ?

On dit bien souvent que les rêves sont des moyens pour nous tou⋅te⋅s de digérer les événements de la journée, les choses qui nous trottent dans la tête et que nous n’arrivons pas à mettre derrière nous. Les rêves érotiques, quant à eux, sont des expressions de la libido et tout ce qu’elle a pu générer en nous. On ne parle donc pas uniquement de sexe mais aussi de notre relation au monde, de nos envies, nos désirs, nos frustrations. Un rêve érotique n’est donc pas à prendre au sens littéral et il est donc difficile de dire que les rêves érotiques veulent pour autant dire que vous êtes en manque de sexe (si on peut parler d’une telle chose).

Mon ancienne partenaire prenait deux douches par jour et pourtant il y avait toujours une odeur très forte sur sa vulve et son vagin.

Déconstruisons d’abord un mythe : la vulve et le vagin auront toujours une odeur et ce sera rarement celle d’une fleur. 

L’odeur dégagée par le vagin et la vulve proviennent du macrobiote vaginal. Ce macrobiote est composé de bactéries qui vont garantir la protection et l’équilibre de toute la muqueuse génitale. Cependant, ce macrobiote peut être attaqué et voir son ph être déséquilibré par de nombreux événements : le stress, la fatigue, une grossesse, la période pré-menstruelle mais aussi la prise d’antibiotiques, d'anxiolytiques ou d'antidépresseurs.

Certains gestes (qui peuvent paraître utiles) sont en fait de fausses bonnes idées. Ne faites jamais de douches vaginales qui vont agir comme du napalm sur votre macrobiote. De même, les lingettes nettoyantes, le papier toilette parfumé et tous les produits destinés à “couvrir” l’odeur naturelle de votre vagin vont agir dans le mauvais sens.

Si vous remarquez pour la première fois cette odeur, vous pouvez agir dessus en supprimant les éléments donnés dans le paragraphe précédents. Les sous-vêtements en coton et qui ne frottent pas seront aussi vos meilleurs amis. Vous pouvez aussi apprendre à rééquilibrer votre ph en agissant sur votre alimentation ou en prenant des probiotiques.

Cependant, une odeur très forte qui ne part pas sur une longue période de temps peut être un indicateur d’un souci de santé plus ennuyeux que ce simple fumet. En effet, quand une odeur forte s’accompagne de démangeaisons, de pertes blanches ou encore de rougeurs, il peut s’agir d’une mycose ou d’une vaginose (infection vaginale). Dans ces cas-là, il est nécessaire de consulter votre médecin traitant, votre gynécologue ou bien une sage-femme. Attention, certaines IST demeurent asymptomatiques (à part le déclenchement de cette forte odeur), vous pouvez donc faire un détour par la case médecin si jamais vous avez remarqué une odeur plus forte que d’habitude qui dure plus que quelques jours.

Après avoir subi une agression sexuelle, je ne suis plus du tout intéressée par la sexualité. Est-ce que cette expérience a pu me rendre asexuelle ?

Tout d’abord, je suis vraiment désolée que quelqu’un⋅e t’aies mis⋅e dans cette situation. Suite à une agression, chaque personne réagit à sa manière, certaines réussissent tant bien que mal à reprendre leur vie comme avant, d’autres non. Si tu en éprouves le besoin, n’hésites pas à demander de l’aide autour de toi et, si tu le souhaites, à avoir un suivi médical.

Concernant le rapport entre agression sexuelle et asexualité, il peut s’agir de deux choses différentes. Suite à ce traumatisme, ton corps a pu rejeter toutes les choses qui avaient trait à la sexualité et tu as pu découvrir la vie sans le spectre sexuel, ce qui pourrait se rapprocher de l’asexualité. Cependant, ce n’est surement pas cette expérience qui t’a “rendue” asexuelle. Laisse-toi le temps de retrouver un semblant de repères, chouchoutes-toi quelques temps et n’hésites pas à nous faire de nouveau si tu souhaites rediscuter de ton rapport à tout cela. 

J’ai moins de sensations à cause de mon clito encapuchonné, que faire ?

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un clitoris encapuchonné ? C’est un clito tout aussi joli que les autres <3 Sa spécificité, c’est d’être “enfoui” dans des replis de peau et donc moins accessible. Il est donc moins réactif au toucher et donc sera moins évident à stimuler.

Il ne faut pas oublier que le gland du clitoris (la partie du clitoris accessible en externe) n’est qu’une toute petite partie du clitoris, le reste étant accessible au niveau des lèvres ainsi qu’en stimulation interne (au niveau du “point g”). Ainsi, l’enfouissement de cette partie du clitoris ne condamne pas l'intégralité de votre clitoris à l’absence de sensations.

Afin de pouvoir stimuler le gland du clitoris, il y a cependant différents manières, mécaniques ou non, d’y arriver. Les techniques de “humping” (le fait de frotter un objet contre la partie à stimuler) sont très efficaces. Vous pouvez aussi utiliser le plat de la paume de la main sur le pubis et presser fortement en faisant de légers cercles.

Si vous souhaitez investir dans un sextoy, les modèles qui offrent de la stimulation sans contact sont les plus efficaces. Ils ne vont pas “fatiguer” le gland du clitoris avec des vibrations en surface, préférant des pulsations qui vont rayonner aussi bien en surface qu’en profondeur.

Est-il grave de saigner ou d’avoir mal pendant un rapport sexuel ?

Concernant le saignement, il peut arriver qu’un léger saignement survienne pendant ou après une stimulation interne ou une pénétration vaginale. Ce n’est pas inquiétant en soi : les muqueuses génitales sont fragiles à certains moments du cycle, les contractions lors d’un rapport sexuel peuvent donc créer un petit saignement. Cependant, s’il s’avère que le saignement se répète à chaque rapport sexuel ou qu’il est très important, il peut être le symptôme d’un trouble gynécologique comme un ectropion sur le col de l’utérus (grosseur au niveau du col qui déclenche des saignements lors des rapports) ou encore une infection. Comme à chaque fois, il est alors conseillé d’aller consulter un médecin de confiance, généraliste, gynécologue ou sage-femme.

Concernant les douleurs ressenties lors de l’acte sexuel ou de la masturbation (aussi appelées dyspareunie), il n’est jamais “normal” de ressentir des douleurs pendant ou après une stimulation génitale. Tout comme on a pu le voir pour l’éjaculation précoce, la dyspareunie peut avoir des causes physiologiques ou psychiques.

Les causes physiologiques peuvent être nombreuses, des infections à l’endométriose, en passant par le vaginisme, les réactions allergiques (au latex par exemple) ou encore une modification hormonale. Les causes psychiques sont quant à elles aussi nombreuses qu’il y a de cas : tension, stress, fatigue, trauma...Même si la sexualité peut tout à fait être envisagée sans une pénétration, cette situation peut réellement être handicapante aussi bien dans la découverte du plaisir seul⋅e que lors d’un rapport sexuel. Dans ces cas-là, un suivi médical peut être une vraie aide et apporter des solutions aussi bien en terme de suivi psychologique que physiologique.

Merci à tou⋅te⋅s pour votre participation au dernier live. Une question ? Une demande de conseil ? N'hésitez pas à écrire à contact@point-q.com  ou à Merci Beaucul<3

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